C’est quoi le Syndrome du choc Toxique ?

Comprendre et prévenir le syndrome du choc toxique

En 2016, un magazine grand public alertait sur les dangers de la composition des produits d’hygiène féminine puisque qu’aucune loi n’oblige les fabricants  à dévoiler la composition détaillée des protections féminines. En 2017, c’est un documentaire diffusé sur une chaine de télévision qui met le feu aux tampons car « le tampon, notre ennemi intime » soulève alors un grosse prise de conscience de la part  des médias, des médecins mais surtout des femmes comme vous, inquiètes pour leur santé ou celle de leurs filles ! Pourquoi ? Car ces protections féminines seraient à l’origine d’un certain nombre de désagréments, irritations mais surtout d’une maladie grave appelée le Syndrome du Choc Toxique. En France ? Oui, en France, même si les cas sont peu (mais déjà trop) nombreux avec en moyenne une vingtaine de cas par an. Et les conséquences peuvent être très graves voire mortelles si le diagnostic n’est pas émis à temps !

Alors focus sur ce syndrome du choc toxique qui touche à l’hygiène intime, pour ne pas paniquer à chaque cycle mais surtout pour adopter les bons comportements de prévention !

Le SCT ou Syndrome de Choc Toxique, c’est quoi ?

Le syndrome de choc toxique est une infection rare et aigue, potentiellement mortelle, provoquée par une bactérie de type staphylocoque doré (Staphylococcus aureus). Cette bactérie est présente chez environ 30% de la population et notamment dans le nez, l’arrière de la gorge, le rectum ou même la peau. Elle se trouve aussi dans le vagin chez 10 à 20% des femmes et habituellement cette bactérie n’est pas dangereuse. C’est seulement chez 4% de ces femmes porteuses que, dans des conditions particulières qui ne sont pas toutes connues, la bactérie peut produire une toxine très dangereuse et potentiellement mortelle appelée TSST-1.  Et ceci seulement dans ce cas où la bactérie se trouve bloquée dans le vagin sans pouvoir être évacuée (présence de tampon par exemple). Elle s’y multiplie et quand sa concentration est importante, elle libère cette toxine TSST-1. Cette dernière passe alors dans le sang et provoque des lésions de certains organes dont le foie, les reins et les poumons conduisant jusqu’au choc septique.

Le SCT, pourquoi ?

Parmi les conditions identifiées : la période des règles et le port d’une protection hygiénique intra vaginale trop longtemps.  Cependant, le choc toxique n’est pas toujours lié à l’utilisation de tampons hygiéniques mais environ la moitié des cas de SCT concernent les femmes et les jeunes filles lors de la période des règles et avec l’utilisation de tampons hygiéniques.

Le SCT, les symptômes :

Les symptômes du SCT se manifestent généralement après 2 à 3 jours d’utilisation de tampons hygiéniques et ils apparaissent sous la forme d’une forte fièvre, de vomissements, de diarrhées, de maux de tête, d’étourdissements et évanouissements, de douleurs musculaires et quelques fois sous la forme d’une éruption cutanée comme un coup de soleil géant. Dans ce cas une consultation en urgence est nécessaire.

Comment prévenir le SCT ?

Pour la prévention de ce SCT des mesures simples existent pour les femmes qui utilisent des tampons mais aussi des diaphragmes, des cups ou des éponges à visée contraceptive :

  • Se laver les mains avant et après chaque manipulation.
  • Changer ses tampons toutes les 4 heures.
  • Utiliser des tampons seulement au cours des règles.
  • Alterner les tampons et les serviettes pour avoir un équilibre au cours des règles.
  • Privilégier les tampons dont le pouvoir d’absorption correspond aux réels besoins du flux.
  • Utiliser des protections périodiques en 100% coton et si possible bio, pour les tampons et les serviettes, car même si ce n’est pas la protection en elle-même qui est responsable du SCT, choisir des tampons sans matières irritantes diminue énormément les risques et améliore le confort également de la flore vaginale.

Attention à l’utilisation des cups, le fait de maintenir du sang à 37° avec de l’oxygène présent dans la cup, permettrait une multiplication plus aisée des bactéries. De plus certaines cups sont constituées de matériaux qui peuvent favoriser l’adhérence des bactéries et créer un biofilm, qui ne sera éliminé que si la cup est stérilisée à l’eau bouillante entre chaque utilisation intra vaginale.

Enfin, oublier définitivement toutes les lingettes parfumées, les douches vaginales et les savons non adaptés est la meilleure chose que vous pouvez offrir à votre hygiène intime au quotidien.

En conclusion, apprenez à détecter les premiers signes de la maladie et parlez-en autour de vous, à vos amies, vos filles, pour consulter au plus vite si besoin et avoir une pris en charge adaptée et rapide en milieu hospitalier.

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