Flore vaginale : préserver son équilibre

La flore vaginale est une partie de l’anatomie féminine qui se situe dans le vagin de la femme. La flore vaginale est constituée d’un ensemble de bonnes bactéries produites naturellement par le corps, conçue pour protéger l’équilibre vaginal et ainsi éloigner les infections vaginales associées. L’équilibre vaginal est fragile et souvent perturbé.

La gynécologue Amélie Arzel prend la parole sur cet habitat naturel, où cohabitent champignons et autres squatteurs.

Notre joli temple vaginal abrite de nombreux organismes vivants, une cohabitation quelques fois délicate !

« Petit rappel essentiel : le vagin n’est pas un endroit stérile contrairement à l’utérus ou à la vessie. Il est en perpétuelle communication plus ou moins discrète avec la vie extérieure sur notre corps, le corps de l’autre et notre environnement, mais aussi soumis à nos variations internes : hormonales, humorales, stress, alimentation, prise médicamenteuse etc… Il est doté d’une intelligence et d’une capacité d’adaptation exceptionnelle lui permettant de réguler son acidité et d’assurer la bienveillance entre ces micro-organismes si précieux qui constituent la flore vaginale.En effet beaucoup de micro-organismes cohabitent en nombre quasi constant permettant aux plus virulents de ne pas se propager.

Déséquilibre de la flore vaginale : lorsque mycoses et vaginoses apparaissent

Ainsi, les fameuses mycoses se développent lors d’un déséquilibre de la flore qui permet à ce cher Candida de se multiplier dans un milieu qui lui est favorable. Le Candida est présent dans notre vagin même quand tout va bien, car il est sous-contrôle d’autre bactéries !
Lorsque la fatigue, la baisse d’immunité lors des règles, les déséquilibres alimentaires, la prise d’antibiotiques, le stress, et autres conditions extérieures viennent perturber l’équilibre interne, le Candida prolifère.

Symptômes de la mycose et vaginose :

certaines femmes sont plus sensibles aux mycoses, qui se manifestent par des démangeaisons, voire des brûlures, un gonflement des lèvres, des pertes blanches épaisses agglomérées et sans odeur particulière.

D’autres femmes – ou plutôt d’autres vagins – sont un lieu privilégié pour la vaginose à Gardnerella Vaginalis : un petit nom latin élégant pour évoquer des pertes blanches assez liquides mousseuses qui sentent le poisson ! L’odeur de la culotte ne trompe pas !
Lui aussi fait parti de la flore vaginale et lorsqu’il est sous-contrôle des autres bonnes bactéries, n’est pas gênant. Ces squatteurs sont de faux-amis supportables tant qu’ils sont discrets. En aucun cas ils ne pourront créer une infection vers l’utérus ou les trompes… Ils sont dérangeants mais pas dangereux. Ils sont un bel indicateur de notre équilibre interne.

La plupart du temps notre flore vaginale est à l’image de nos autres flores, ainsi leurs présences symptomatiques doit nous conduire à revoir profondément nos habitudes alimentaires, notre hygiène intime inadaptée ou excessive, notre stress, notre sexualité.
Ainsi pour se débarrasser des manifestations excessives de ces squatteurs vaginaux, le germe doit être traité (c’est le rôle des ovules et autres médicaments) mais surtout le terrain et la cause doivent être identifiés et corrigés, sinon c’est la récidive assurée !

Les hommes ne sont habituellement pas porteurs de ces organismes car leur abri génital ne s’y prête pas du tout, ainsi ce ne sont pas les coupables ! Nous fabriquons cela toutes seules ou presque !

Je vous souhaite un bel été équilibré à toutes et à vos vagins »

– Amélie Arzel, Gynécologue et passionnée. –

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